Daniel BÉLANGER

J'ai toujours voulu voyager, quitter cette province que je connais bien pour explorer une contrée lointaine de mon propre regard, sans l'intermédiaire dissimulateur qu'est la télévision. Un pays comme le Brésil, avec sa langue et sa culture spécifiques, a tant de choses à offrir pour celui qui veut apprendre! Chaque pas dans cette région peut receler un grand nombre de découvertes merveilleuses qui me suivront tout au long de ma vie. Cependant, il ne s'agit pas juste de ce que ce pays peut m'apporter, mais aussi ce que je vais lui offrir. Donner quelques jours de notre temps pour aider des personnes dans le besoin n'est pas grand-chose pour nous, habitants de pays riches. Par contre, l’impact que cela peut avoir sur une petite communauté ayant besoin de support est énorme. J’espère pouvoir compléter mon voyage en me rappelant des sourires s’étant épanouis sur les visages de ceux que nous allons aider.



Mélodie BÉRUBÉ-LEBLANC

Sans bien y réfléchir, le Brésil est un pays magnifique qui suscite un grand intérêt chez les gens. Que ce soit pour ses grands festivals, ses plages gigantesques ou beaucoup d’autres superbes attraits, il est, pour beaucoup, une destination de rêve. Par contre, si mon choix s’est arrêté sur ce pays, c’est surtout pour toutes les opportunités qu’il peut m’apporter. Le Brésil représente pour moi une différence de culture que j’ai à cœur de voir, de façon à connaître un peu plus le monde dans lequel je vis, sans me borner à vouloir rester près de chez moi. C’est aussi une chance pour moi de pouvoir agir de façon humanitaire, et pouvoir donner un peu de mon temps à des gens qui n’ont pas les mêmes avantages de vie que moi, ici au Québec. Je désire en ce sens modifier mes valeurs en apprenant d’un autre peuple, mais surtout en pouvant interagir avec eux de façon à les aider un peu, même si cette action ne sera pas représentative de toute l’aide dont ils auraient besoin. Ce pays représente un endroit idéal pour pouvoir mêler, en une même fois, les aspects culturel et humanitaire que je trouve d’une grande importance pour un voyage de cette envergure. 


  Christian BLOUIN

Le Brésil, bien qu’il soit l’un des pays les plus importants sur le plan économique, compte de nombreuses inégalités sociales, notamment entre les riches et les pauvres, et ce, d’une façon beaucoup plus démarquée que dans la plupart des autres pays. Ce voyage me permettra de constater ce fléau et ainsi de chercher à comprendre les causes de ces inégalités. De plus, il n’y a rien de tel que d’aller sur place et d’aider, à ma façon, les gens qui vivent dans des conditions moins favorables que la nôtre. Je pense entre autres aux gens vivant dans les favelas qui vivent dans des conditions atroces. Cette destination est d’autant plus intéressante qu’il sera possible de visiter des sites culturels et touristiques uniques au monde ainsi que d’apprendre des coutumes de ce pays lointain. 

 


Marie-Pier BLOUIN

Ce voyage m’intéresse car il signifie pour moi la chance de m’ouvrir sur le monde. En effet, je suis motivée à découvrir une culture complètement différente de la mienne. Tous les jours, je suis inondée d’informations sur les problèmes internationaux et les bonnes nouvelles se font rares. Je voudrais avoir la chance de voir des choses positives comme la générosité et l’entraide qui ne font pas les manchettes de nos télévisions qui carburent aux malheurs. J’aimerais aussi en profiter pour comprendre ce qui se passe vraiment et me forger une opinion basée sur des expériences plutôt que sur des histoires. Par la suite, faire connaître mes histoires au plus grand nombre de gens possible afin qu’ils aient eux aussi le goût d’aller voir par eux-mêmes.


 


  Florence CÔTÉ-FORTIN 

Le projet de voyage au Brésil est pour moi un défi mais aussi une expérience unique qui ne se présente pas plusieurs fois. La possibilité de participer à un projet d’envergure comme celui-ci éveille en moi une motivation incomparable et une possibilité de réaliser des échanges culturels qui resteront gravés longtemps dans ma mémoire. Quoi de mieux que d’être sur place pour observer la culture riche et variée de ce pays, mais également de prendre conscience de son contexte sociopolitique qui est bien différent du nôtre. Je crois que ce pays a quelque chose à m’apporter sur le plan personnel et je ne manquerai pas la chance de participer à un projet aussi captivant. L’aspect humanitaire du voyage m’intéresse au plus au point, car il me permettra de m’ouvrir aux cultures et aux mœurs qui diffèrent de celles qui priment ici. Donc, pour élargir mon point de vue sur diverses situations mondiales, développer ma capacité de donner et d’entraider les gens et découvrir un tout autre monde, j’ai fait le choix de m’impliquer activement dans ce projet plus qu’intéressant.

Pour conclure, voici une pensée que je trouvais pertinente à ajouter à mon texte.

« Aujourd’hui nous avons de larges routes, mais des points de vue étroits, nous dépensons plus mais nous possédons moins, nous avons fait le voyage de la terre à la lune mais nous avons de la difficulté à traverser ne serait-ce qu’un océan pour aider des gens dans le besoin… Nous sommes les bâtisseurs d’une société nouvelle, prouvons que nous voulons changer les choses, ne serait-ce que par un geste simple et réalisable.»


Jessie DUGUAY-BLANCHETTE

De nos jours, les gens sont de plus en plus individualistes. La plupart croient qu’ils ne peuvent rien changer au monde quoi qu’ils fassent, donc ils choisissent de s’épanouir dans leur travail et passent la majorité de leur temps à rêver de promotions et à plaire à leur patron. Pour ma part, je n’adhère pas à cette société, je rêve de changer le monde à ma manière. Je suis consciente que je ne peux pas faire énormément évoluer les choses, mais au moins je reste optimiste. Mon moyen de protester contre cette société égocentrique où l’argent est le meilleur ami de l’homme est de donner de mon temps aux personnes qui en ont le plus besoin. J’ai décidé de faire du travail humanitaire. Ce voyage, qui comporte un volet humanitaire, répond entièrement à mes attentes : il nous fera voir un côté inconnu de notre monde d’aujourd’hui, un côté que la plupart des gens préfèrent ignorer. Il nous fera, j’espère, changer un peu notre opinion sur notre monde de vie et faire comprendre que le matérialisme n’est pas la chose la plus importante, mais que l’humain reste la principale chose à protéger.

Pourquoi participer à un voyage d’aide humanitaire au Brésil ? Pour changer le monde ? Pour aider une population en détresse par une aide immédiate ? Pour éliminer ce sentiment de culpabilité qui  nous bourdonne aux oreilles étant donné que nous courrons les centres d’achat chaque fin de semaine ? Pour apporter notre petit geste à une population qui en a tant besoin ?


 Marc-André GAGNON

Différentes raisons ont motivé chacun de mes collègues à élaborer un voyage qui nous mènera au Brésil après beaucoup d’efforts et d’organisation.  Personnellement, je m’implique dans la réalisation d’un projet de cette envergure pour prendre conscience d’une autre réalité que la mienne.  Je n’ai aucunement la prétention d’apporter une aide directe qui changera véritablement les conditions de vie de quelqu’un.  Certes, nos actions apporteront un plus pour une minorité d’individus.  C’est d’abord en prenant conscience d’une pauvreté encore inconnue à mes yeux que je pourrai à mon tour conscientiser d’autres personnes tout au long de ma vie. 

Livrer mon témoignage sur une telle expérience de vie permettra à plusieurs, je l’espère, de prendre conscience à leur tour de la chance que nous avons et à quel point chaque geste que nous posons localement a des répercussions ailleurs.  Le message passe beaucoup mieux par les yeux de quelqu’un qui a vécu ne serait-ce qu’un instant la réalité qu’il défend.  Ainsi, je veux ouvrir mes horizons sur le monde et  me laisser submerger par une culture différente de la mienne pour rapporter un bagage d’expériences utiles tout au long d’une vie.


Sonia GAGNON

Nous avons tous déjà entendu parler de personnes défavorisées, que ce soit par les médias ou une tierce personne. Nous savons qu’elles vivent des situations de crise régulièrement. Nous le savons, certes, mais en sommes-nous réellement conscients? Être conscient est une chose complètement différente du savoir. C’est pourquoi ce voyage au Brésil est d’une grande importance pour moi et non seulement sur le plan culturel, mais personnel. Il m’apportera de nouvelles valeurs et me permettra de me rendre à l’évidence de la réalité au cœur du problème.

Par le fait même, être sur place deviendra très excitant puisque l’on intègre à notre projet un volet humanitaire qui nous permettra de passer à l’action en aidant les personnes en difficulté et cela sera plus profitable. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il sera agréable de séjourner dans un endroit chaud et de profiter des beautés du pays. Finalement, je sortirai grandie de cette expérience et j’espère, dans la plus grande franchise, faire changer la perception des gens qui m’entourent.


Andréanne LABERGE

On a tous besoin de se sentir utile, besoin de vouloir faire une différence, aussi petite qu’elle soit. Participer à un projet humanitaire m’a tout de suite attirée car je voyais en ce voyage une manière de me réaliser et de contribuer au bien-être du monde. Le court délai étant alloué à ce projet ne nous permettra pas de changer le monde, mais il peut me donner un avant-goût de ce que je pourrais entreprendre plus tard et inspirer d’autres jeunes et moins jeunes à faire de même. De plus, le Brésil étant un pays tropical qui diffère du Canada autant sur le plan politique que sur le plan social, je pourrai vivre un dépaysement total qui ne pourra que m’enrichir davantage. Et lors de toutes ces nouvelles expériences, je prendrai plaisir à capturer des paysages et des visages nouveaux sur la pellicule de mon appareil photo!  

 


Myriam LANDRY

Poussée par ma curiosité et mon goût de l’aventure, le projet Brésil est l’opportunité idéale qui me permettra de découvrir une population différente de la nôtre. Je ne considère pas ce voyage comme une activité de plaisance, mais plutôt comme une expérience de vie. Le Brésil est reconnu comme étant un pays où les gens doivent faire face à des classes sociales inégales. La prise de conscience sera assurément bénéfique pour chacun d’entre nous. Au retour, je suis convaincue que nous sortirons tous grandis de cette expérience et que nous profiterons encore plus de nos réalités quotidiennes. Ce voyage changera la vision que je me suis faite de notre monde, puisque le Brésil est un pays très différent du nôtre par sa culture, ses paysages, ses traditions et ses richesses. Malgré l’ampleur d’un projet comme celui-ci, je suis totalement emballée à l’idée d’en faire partie. J’espère changer ma vision du monde et augmenter ma sensibilité aux réalités des autres pays du monde.


Léa LEMAY-LANGLOIS

Les voyages sont, pour moi, des éléments infiniment constructeurs et enrichissants. Je crois que par l’intermédiaire de ceux-ci, les connaissances et les valeurs d’un individu peuvent croître incroyablement. C’est pourquoi le projet d’aller au Brésil, non seulement pour découvrir une nouvelle culture, mais également, et surtout, aider, dans la mesure de nos moyens, une petite partie de la population dite défavorisée du Brésil serait des plus formateurs. Je crois qu’un tel voyage peut avoir des conséquences importantes sur notre conscience sociale et je saute à pieds joints dans une expérience qui pourrait m’aider à avancer sur ce plan. J’espère sortir grandie de ce voyage au Brésil et je suis convaincue que mes attentes seront mille fois contentées!

 


Éliane LEMELIN

« Pourquoi le Brésil? » Pas besoin de changer de continent - l’Amérique du Sud, c’est toujours l’Amérique - pour découvrir une autre civilisation! En effet, c’est toute une culture bien différente, non moins intéressante, qui s’y anime. Beaucoup plus près de la nature que nous, c’est dans ce vaste pays que respire le poumon de la Terre, la forêt amazonienne. En plus des richesses naturelles, on y retrouve aussi les plus grands écarts sociaux. À titre d’exemple, au travers des hauts bâtiments gisent les favelas. De plus, des régions entières sont ravagées par la pauvreté. Se rendre au cœur de ce milieu de vie et s’y mêler me conscientisera sur ce qui se passe ailleurs dans le monde. J’y verrai probablement une autre réalité que la nôtre, d’autres valeurs, habitudes et traditions. M’ouvrir les yeux sur le monde, pouvoir y faire ma part afin de l’améliorer et apprendre sur les autres et sur moi-même sont mes principaux buts lors de ce voyage.  

 


Martin SAVARD

Pour la plupart des gens, le Brésil se résume principalement à la chaleur, au soleil, aux plages, aux carnavals et au football. Toutefois, bien qu’elles soient invitantes, ce ne sont pas ces réalités qui m’ont motivé à participer au voyage au Brésil, mais plutôt l’aspect culturel, politique et humanitaire qu’un tel projet offre. Au cours de ce périple, je désire voir la vraie face du Brésil ; les bons côtés comme les moins bons. Je veux être immergé dans une nouvelle culture, constater les nombreuses inégalités sociales ainsi que l’omniprésente pauvreté. Je veux voir un mode de vie différent de celui qu’offrent le Québec et le Canada et également une position politique nouvelle. Finalement, ayant la chance d’avoir vécu toute ma vie dans un pays tellement riche, je ressens le besoin de redonner un peu à ceux n’ayant pas eu cette chance.

En conclusion, pour toutes ces raisons, je crois que le projet de voyage au Brésil, autant par sa préparation que par le périple lui-même, sera une expérience extrêmement enrichissante et remplie d’apprentissage. Je pourrai découvrir un nouveau monde et, de ce fait, voir d’un nouvel angle et redécouvrir le mien dès mon retour.


Jean-Claude SIMARD (Professeur responsable)

Diplômé des Universités de Trois-Rivières (philosophie), Montréal (philosophie) et Sherbrooke (enseignement), Jean-Claude Simard a enseigné, soit au Collège, soit à l’UQAR, de nombreuses matières depuis près de trente ans, et il publie régulièrement dans divers organes régionaux ou nationaux. Mais à travers ces différents niveaux d’enseignement ou ces recherches, une double constante émerge : un souci constant pour l’éducation à la citoyenneté et aux réalités internationales, ainsi qu’une implication soutenue auprès des élèves. C’est ce qui l’amène, d’une part, à agir depuis longtemps comme analyste et commentateur politique auprès de la communauté ainsi que dans les médias locaux et régionaux. C’est ce qui l’a poussé à aller enseigner pendant un an à Hong Kong, en Asie. C’est enfin ce qui le motive à organiser régulièrement des activités prolongeant l’enseignement : débats, colloques ou encore participation à l’organisation de voyages avec les élèves, comme celui-ci. Pour lui, la connaissance constitue certes l’une des grandes aventures de l’humanité. Mais elle ne prend tout son sens que lorsqu’elle s’incarne dans des projets sociaux ou politiques. En effet, s’ouvrir aux réalités régionales ou internationales est à son avis la meilleure façon d’appliquer l’adage de René Dubos : « penser globalement, agir localement ». 


Hugues LEMYRE-BAUCHEMIN (Chargé de projet pour le CIBLES)

Après deux ans au sein des Forces armées comme réserviste, il a complété un AEC en sécurité industrielle et commerciale. Par la suite, il a travaillé trois ans dans ce domaine et est maintenant, à 27 ans, étudiant de troisième années en techniques policières au cégep de Rimouski et chargé de projet pour le C.I.B.L.E.S.  

Il a fait partie en 2005 de la délégation du Collège à Porto Alegre au Brésil pour assister au Forum social mondial. Il a aussi été l’instigateur d’un projet de stage d’observation avec la police communautaire de Rio de Janeiro en mai 2006.

 

© CIBLES 2007